samedi 20 août 2016

Jongleur (Laurent)


Laurent Vander Heyden est un Stembertois qui ne manque pas d'idées ! Intermittent du spectacle, il ne cesse d'imaginer de nouveaux univers pour accueillir son talent ! Voici son portrait.










Un coup de foudre


Il y a plus d'une vingtaine d'années, Laurent découvre le milieu de la jonglerie et devient rapidement passionné. À cette époque, il est stagiaire à la Maison des Jeunes des Récollets et s'entraine parfois jusqu'à huit heures par jour.


Petit à petit, il met sur pied divers spectacles de jonglerie prêts à être réalisé où bon lui semble. Mais un jour, on lui demande de réaliser un tout nouveau spectacle pour un mariage qui durerait vingt minutes et utiliserait le feu. Plutôt que de se retrancher dans ses acquis, Laurent décide de relever le défi et de s'atteler à la découverte d'un nouvel univers. Il se creuse alors la tête pour trouver des idées originales mêlant effets magiques, poudres, liquides... 

Un nouvel univers

De fil en aiguille, il fait la rencontre du monde du steampunk, également nommé "rétrofuturisme". Ce style s'inspire de l'époque victorienne en y intégrant la technologie des machines à vapeurs (comme on peut le voir dans les romans de Jules Vernes ou dans le film La Cité des enfants perdus). Une fois de plus, Laurent trouve un lieu pour mettre en avant création et eshtétique.


Ce nouvel apprentissage donnera naissance à un spectacle pyrotechnique de qualité, mis sur pied avec l'aide d'autres noms de la région : Frédéric Haussman qui lui réalise ses chapeaux à artifices, Jérôme Calbert qui confectionnera sa veste et les dragons cracheurs de feu et, enfin, Sabrina Delgleize qui lui a tiré le portrait avec brio. 


De nouveaux projets

Aujourd'hui, Laurent se produit un peu partout en Wallonie mais aussi au Nord de la France. Méta-morphosis (voir article à ce sujet) l'a d'ailleurs contacté pour lui proposer de participer à leur projet de livre sur les bijoux industriels Verviétois. 



> En pratique <

Pour découvrir l'univers de Laurent : http://artistederue.be/
Son facebook : https://www.facebook.com/artistederue.be/
Son email : jongleurmetronome@gmail.com
Son téléphone : +32 (0)475/84.62.74

mardi 9 août 2016

Les Galapias (Michèle)

Le 16 juillet dernier, en toute discrétion, Michèle Ledent a ouvert son magasin dans la rue des Carmes. Ce magasin a pourtant une véritable particularité et je vous invite à le découvrir !











La prise de conscience
Michèle travaille pour sa propre asbl « Les Galapias », nom inspiré de la mini-série du même nom diffusée fin des années 60. En rencontrant les familles dont elle s’occupe administrativement, elle a constaté qu’un problème était commun à toutes celles-ci : la difficulté de pouvoir s’habiller à petits prix. C’est ainsi que son idée d’ouvrir un magasin est née !

Une initiative citoyenne
L’objectif est donc d’offrir en plus d’une aide administrative, une aide plus concrète sous forme de dons (vêtements, vaisselles, petits électro-ménagers, jeux, bibelots…) selon la disponibilité des stocks mais également selon les revenus de chaque famille. Son but est de permettre aux familles les plus démunies de pouvoir se fournir en vêtements et objets.

Des projets à la pelle

L’argent récolté permettra quant à lui de financer la mise en place d’autres projets. En ce moment, par exemple, Michèle tente d’offrir des kits scolaires aux familles pour la rentrée des enfants. Elle aimerait également créer des ateliers d’apprentissage « français-langue étrangère » (ateliers alpha, atelier fle…) pour faciliter l’intégration des personnes immigrées. Et elle espère vivement que, pour la Saint-Nicolas, elle pourra organiser un spectacle de magie avec la venue de Saint-Nicolas et la distribution de friandises.

Tu veux aider ?
Tu peux obtenir ta carte de membre sympathisant pour la somme de 5€/an.

En pratique

Asbl et magasin Les Galapias
Rue des Carmes, 22 - 4800 Verviers

Du mardi au samedi de 10h à 17h
Des permanences seront prévues dès septembre 2016

ledentmichele@live.be
0495/87.47.14

jeudi 4 août 2016

Charline Joris Photographe


Aujourd'hui, je vous livre en quelques lignes le projet sur lequel je travaillais : mon lancement en tant que photographe/vidéaste indépendante. Un but que je convoite depuis toute jeune mais qui nécessitait une prise de risques et un petit peu plus de confiance en soi que je n'en avais eu jusque-là. Ce récit est le mien et il s'accorde, il me semble, aux vôtres, ici présent sur ce blog :)



Une passion d'enfant...



En primaire, je voulais devenir photographe. Malheureusement, la majorité des personnes avec qui je discutais de ce rêve me décourageait en m'expliquant que "ce métier était bouché" ou que "ça n'aurait aucun avenir". En sortant d'humanités, j'ai hésité longtemps à rentrer à Saint-Luc mais les mises en garde m'ont de nouveau refroidie. J'ai alors fait le choix d'ajouter deux cordes supplémentaires à ma passion de la photo en entamant des études en communication et en me spécialisant ensuite en cinéma et vidéo documentaire. Armée et plus mûre, ma perception de la photo a énormément évolué.


Il faut dire que j'ai appris seule la photographie dès l'âge de 14 ans : en achetant des livres, des magazines, en me faisant conseiller par d'autres photographes, en suivant beaucoup de tutoriels sur internet et en faisant énormément d'essais et d'erreurs.


Un univers propice à faire mes armes...


Il y a cinq ans, ma soeur donnait naissance à mon petit neveu et j'ai pu découvrir le plaisir de la photographie de grossesse et de nouveau-né ! J'ai poursuivi cet exercice avec ses amies et j'ai renouvelé l'expérience avec elle, trois ans plus tard, pour la naissance de ma filleule. Entre temps, son mariage et celui de mon autre soeur m'ont fait découvrir une nouvelle facette de ce métier ! 


De fil en aiguille, je n'ai cessé de me tester sur quantité de séances pour mes amis ou ceux de ma famille. Je suis une personne très dynamique, très positive et très sensible. La photo ou la vidéo me permet de rencontrer quantité de personnes et de partager avec elles des moments importants de leur vie. Pleurer aux mariages, faire rire les bébés, faire poser de futures mamans ou des couples d'amoureux, immortaliser l'inauguration d'un salon ou un anniversaire sont autant de moments de joie qui rendent cette passion aussi belle qu'ancrée dans le moment présent. Parce que chaque jour compte.


Confronter rêve et réalité...

J'ai obtenu mon diplôme en septembre 2015, j'ai eu la chance d'obtenir un travail dans le journalisme audiovisuel qui s'est malheureusement achevé en février. Depuis, mon rêve d'enfant n'a cessé de revenir se confronter à mon esprit et à mes réflexions sur mon avenir.

Comme dans tout, l'enthousiasme et le doute ne cessent de se bousculer chez moi. Les prises de décision me sont difficiles tant j'ai besoin d'être certaine de ne pas faire d'erreurs.
En lançant Good Morning Verviers en mai dernier, j'ai rencontré quantité de personnes qui avaient réussi à intégrer  leur passion à leur quotidien. Cela m'a donné un élan considérable de confiance en moi, élan dont j'avais vraiment besoin.



Se lancer, coûte que coûte !

Alors me voilà. Un logo, un site web, une page facebook renouvelée, un compte instagram, des cartes de visite... 

Je lance enfin mon activité en tant que photographe mais aussi en tant que vidéaste, domaine dans lequel je me suis toujours éclatée ! Je suis pleine d'espoirs mais aussi pleine de doutes. J'ai conscience de la difficulté du chemin qui m'attend mais je me dis qu'aujourd'hui est le moment propice pour le tenter ! Je n'ai malheureusement pas de travail actuellement et ai donc eu le temps de préparer calmement ce lancement. J'ai pu le financer avec mes économies et maintenant "y a plus qu'à" comme on dit.

J'espère que cette expérience m'apportera un renouveau positif dans ma vie, que cela me permettra de rencontrer toujours davantage de personnes au quotidien et puis, qui sait, que ça poussera d'autres jeunes à croire en leurs rêves.


> En pratique <

Page facebook : Charline Joris Facebook
Mail : info@charlinejoris.be

Parce que chaque jour compte, j'immortalise tous les instants de votre vie (mariage, grossesse, nouveau-né, famille, couple, shooting seul, anniversaire, baby-shower, inauguration, événement, capsule vidéo etc.)

dimanche 3 juillet 2016

DBC Wool et Lanado (Dominique)

La chaleur de la laine et le sourire de Dominique Blandiaux, voilà ce qui m’attendait lorsque j’ai passé la porte de l’entreprise DBC Wool. Discrètement située au 221 de l’Avenue du Chêne, elle existe pourtant depuis 1938 et prospère encore à ce jour.

On s’installe au milieu des coussins, des édredons et de la laine, et Dominique me raconte avec passion l’histoire de son entreprise familiale.





Une histoire de famille et de cœur

Echantillons de laine des clients de DBC Wool
« Je suis née dans la laine. Mon papa étant lainier, il rentrait à la maison et voulait qu’on devine s’il nous présentait du synthétique ou de la laine. On devait tout connaitre et on ne pouvait pas acheter autre chose ! Pour moi, la laine, c’est quelque chose que j’aime vraiment et je suis persuadée du produit »

Le papa de Dominique travaillait avec toute une équipe en tant que négociant en laine mais il s’occupait également de la transformation (réaliser des mélanges, les laver, appliquer des traitements spécifiques). Son cousin travaillait avec son père et fut longuement formé aux techniques de la laine.

« Moi, je suis arrivée un peu plus tard et je me suis surtout occupée d’ouvrir l’entreprise en termes de visibilité, de communication, de marketing. Il fallait trouver les nouveaux marchés et pour cela, de nouveaux produits, donc orienter la société afin qu’elle suive son temps. Je me consacre donc entièrement à la vente »


DBC Wool, c’est quoi ?

DBC Wool s’adresse à des clients partout dans le monde qui sont intéressés par l’achat de la laine en gros (donc déjà lavée et traitée). D’ailleurs, DBC Wool n’est pas vendue en Belgique.

« On vend à des entreprises fabriquant des matelas, des oreillers, des couettes car notre laine est adaptée à ce produit. Mais il n’existe plus ce type d’entreprises en Belgique donc on est quasiment à 100% d’exportation ».

La quantité de laine belge est trop faible par rapport à la quantité nécessaire pour la production de gros volume, c’est pourquoi DBC Wool ne travaille pas avec de la laine belge.

« En étant au début de la chaine, les marges sont toutes petites, donc on doit produire d’énormes volumes. On lave 1000 tonnes de laine par an. Elle est importée de toute l’Europe pour être traitée et ensuite réexportée ».

C’est en Asie que la marque trouve ses plus gros clients. Sa notoriété est reconnue internationalement, notamment grâce à leur proximité avec le client et leur travail sur-mesure pour chaque commande.


Une marque en constante évolution

La marque a du évoluer avec son temps : avant elle s’occupait des tapis mais il a fallu réagir lorsque le marché s’est effondré et la reconversion s’est tournée vers la literie.

Avant que l’industrie du textile ne s’écroule, la concurrence était encore rude à Verviers, laissant place à une petite « guerre » entre commerçants.

« On devait se taire si on avait une nouvelle idée. Les informations restaient enfermées. Le problème, c’est qu’avec ça, les clients ne savaient pas ce qu’on proposait »

Ce problème est révolu aujourd’hui, essentiellement grâce au site internet et aux divers communiqués qu’a réalisé Dominique pour faire savoir ce qu’ils vendent à leurs clients.

Mais deux autres constats à propos de leurs produits en vente avaient le don de frustrer Dominique…

« Lorsqu’on me demandait où trouver la laine dont je vantais tant les mérites, je devais répondre qu’on ne vendait pas en Belgique (…) et également, j’étais frustrée de ne pas acheter de la laine belge pour confectionner nos produits »


Lanado, la literie en laine haute gamme pour le particulier, en vente en Belgique !

Le problème, à l’époque, était que les éleveurs n’avaient pas cette « culture » de la laine. Au même moment, Dominique rencontre des gens de la FICOW (Fédération Interprofessionnelle Ovine et Caprine Wallonne) et constate qu’une filière de la laine a envie de naitre. Intéressée également par l’idée de mettre en place un réseau de laine belge, elle se fixe comme objectif de réapprendre aux éleveurs et aux fournisseurs tout le nécessaire pour cela.

« On est en 2010. On a fait une première collecte test, beaucoup de réunions, de l’écolage et également instauré une relation de confiance à l’égard de DBC Wool. Au bout de deux ans, la qualité de laine était bonne et j’ai confectionné un premier produit 100% belge en utilisant notre savoir-faire de lavage. C’est un produit moderne, très haut de gamme, qui fait taire l’idée selon laquelle la laine, ça serait moche et que ça gratte ».

Ce produit 100% belge, c’est Lanado. Il est confectionné à partir de six points de collecte dans toute la Belgique. Ce produit s’adresse enfin à des particuliers, intéressés par des produits en laine réalisés en circuit-court.

Dominique a de la suite dans les idées

Pour l’avenir, Dominique va également proposer une couette bio, des couvertures de couleurs et également une gamme bébé pour changer du synthétique et du polar.


En pratique : 
Site web : DBC Wool
La page de Lanado : Lanado




mardi 21 juin 2016

Partenariat Local de Prévention (Jean-François)

Jean-François Denis est professeur de français et coordinateur du Partenariat Local de Prévention (PLP) de Stembert Village, créé en mai 2012. Un PLP, ça vous fait peut-être penser à des shérifs texans qui font leurs rondes, prêts à dégainer. Du moins, c’est comme ça qu’était considéré Jean-François et les autres membres de son PLP au départ du projet. Il y a peu, je l’ai rencontré, et il a ainsi pu profiter de notre discussion en tête à tête pour redéfinir plus clairement ce concept citoyen.

Mais, concrètement, c’est quoi un PLP ?

« C’est un groupe structuré de citoyens qui vont s’échanger des informations concernant des délits ou des comportements suspects, tout en étant en contact avec la police pour obtenir davantage d’informations »

À Stembert, par exemple, c’est un cas précis qui a interpellé les habitants lorsqu’ils ont mis en place le PLP.

« On s’est rendu compte qu’il y avait une vingtaine de ferrailleurs qui circulaient et, via la police, on a constaté que trois d’entre eux seulement avaient un agrément. La police nous a alors confirmé que c’était clairement des personnes en repérage pour du cambriolage »

Du partage d’informations pour une meilleure protection

Le coordinateur reçoit fréquemment des informations des agents de police par lesquelles ils expliquent des moyens de sécuriser les habitations en accord avec les nouvelles techniques des cambrioleurs, photos à l’appui.

Les panneaux « Les voisins veillent » sont connus des voleurs et la police a confirmé une réelle diminution du taux de cambriolages à Stembert, passant de 600 vols en 2012 à 427 en 2015.

Une action de prévention citoyenne accessible à tous

On compte déjà huit PLP à Verviers, dont trois à Stembert et une cinquantaine de membres pour celui de Stembert Village. L’important est que le bloc reste cohérent géographiquement.

« Toute personne souhaitant en faire partie peut rentrer dedans, il n’y a aucune cotisation, juste une convention très claire à signer et à remettre au coordinateur. On insiste par exemple sur le respect de la vie privée »

> Vous souhaitez avoir plus d’informations ou créer un nouveau PLP ? <

Vous pouvez contacter Jean-François qui sera ravi de vous conseiller et de vous faire part de son expérience.

Son numéro de gsm : 0498/42.53.80

Son adresse email : Denisjef08@yahoo.fr